255 nuances de gris

La photographie en noir et blanc

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A la découverte de la "diapo" noir et blanc - épisode 1

" La diapo noir et blanc, ça existe ! ? "... Il y a quelques années, tels furent mes propos en entendant parler des films inversibles (diapositives donc...) en noir et blanc. Habitué aux Kodak Ektachrome et autre Fuji Velvia aux couleurs saturées qui faisaient la joie des photographes des années 80, décennie bigarrée et "flashy", je restais perplexe... Pris dans le monde numérique depuis plus d'une dizaine d'années, la bonne vieille "diapo" m'est sortie de l'esprit...

 

Pourtant, il y a peu, pour diverses raisons dont j'ignore encore l'origine, l'idée du film inversible noir et blanc m'est revenue à l'esprit. Mais je réfléchis soudain au côté confidentiel de ce support... Je pense de suite à l'Agfa "Scala", dont j'ai entendu parler en découvrant la diapo N&B, mais devenue rarissime...voire introuvable et chère. Sans compter sur le travail très particulier du développement de ce film. Mais grâce à ce cher internet, capable du pire, mais aussi du meilleur, je découvre la pellicule "ADOX" SCALA 160...

Vendue par un labo qui en assure le développement et dont la qualité du travail n'est plus à démontrer, à un tarif raisonnable à une époque où, l'argentique revenant "à la mode", on peut (re)trouver tout un tas de films, mais dont les coûts de développement et/ou de tirage ont bien flambés... J'ai donc ressorti mon vieux EOS3 de la naphtaline et je me suis lancé dans l'aventure et surtout l'inconnu...J'ai déjà pratiqué l'inversible couleur, mais noir et blanc, jamais... Nous verrons bien... D'ici peu, des résultats... j'espère...

A la découverte de la "diapo" noir et blanc - épisode 2

Après 36 photos qui m'ont permis de terminer le rouleau de "SCALA", expédition postale vers le labo parisien capable de les développer et les numériser en HD "TIFF". Après quelques jours d'attente, je reçois les numérisations des diapos en premier, via ce cher internet... J'attends donc les diapos sous cache qui ne sauraient tarder...

La vue des numérisations "brutes", sans retouche, genre "RAW" numérique, me surprend... Des nuances plutôt douces pour de la diapo... Je m'entendais à plus de contraste. Le support semble bien gérer les nuances et, pour peu que l'on prenne soin de la prise de vue, on obtient des nuances de gris très agréables et une bonne plage dynamique.

J'ai commencé prudemment, avec une image studio... Lumière au flash et réflecteur. Flashmètre et test avec le boitier numérique. Essayons une bonne exposition pour tester le support de façon optimale ! je choisis un bête objet de décoration, qui m'intéresse surtout par le fait qu'il est noir et blanc, afin de tester le contraste. A gauche, la numérisation brute, juste légèrement recadrée et "dépoussiérée", à droite, la même avec un léger contraste sur les tons moyens, afin d'atténuer un peu le "voile gris" des tirages bruts. Hormis le côté argentique, avec sa netteté moins incisive que le numérique et le grain caractéristique, je trouve que ce film inversible gère très bien les nuances. Les blancs lumineux et les noirs profonds restent lisibles...Première surprise pour une première utilisation...

Puis, direction l'extérieur et sa lumière naturelle. Là encore, recherche d'un sujet "difficile" pour tester le support. Une rue de Caunes-Minervois (village de l'Aude). Plein après-midi, contraste fort. Je pense "diapo" et, à l'image du numérique, j'expose pour les hautes lumières. Mon vieux EOS3 possède une particularité bien utile venant de l'époque où l'on ne pouvait pas vérifier sa prise de vue : en mode "spot" pour la mesure de la lumière, un indicateur mobile, jumeau de celui de la correction d'exposition... Après avoir verrouillé l'exposition, si l'on balade le centre de l'objectif dans les différentes zones de la future photo, on voit en "direct live" le niveau d'exposition des zones. On peut ainsi voir si les parties ombragées ne seront pas trop sous-exposées...et ça marche !  Le support produit une image nuancée et lisible, les ombres sont douces et détaillées, les hautes lumières lisibles... La retouche des tons moyens, à droite, devient dès lors presque imperceptible tant l'image brute est déjà bonne pour moi. J'apprécie de plus en plus cette "SCALA"...